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Râ est souvent représenté comme un homme à tête de faucon, couronné d'un disque solaire et d'un uraeus (cobra sacré). Le soleil lui-même représente son oeil ou son corps. Chaque jour, Râ traverse le ciel sur sa barque solaire, et chaque nuit il traverse le monde souterrain des défunts, pour de nouveau apparaître à l'est au matin suivant.
Le voyage nocturne était périlleux, les forces du chaos incarnées par Apophis essayant sans relâche de renverser la barque solaire. Le lever du soleil représentait le triomphe des forces organisatrices sur le chaos, la victoire de Maât. Chaque jour est donc pour les égyptiens comme une nouvelle création du monde qui n'est pas retourné au chaos des origines.
Le principal lieu de culte de Râ est Héliopolis, la "ville du soleil", près du Caire moderne. Au troisième millénaire avant J.-C., l'importance de Râ est devenue telle que les pharaons se sont proclamés "Fils de Râ". Après leur mort, les monarques pensaient en effet monter au ciel et rejoindre le dieu.
Selon la cosmologie Héliopolitaine, Râ se serait créé lui-même, soit depuis la toute première fleur de lotus, soit sur le monticule qui émergea des eaux primordiales. Ensuite il créa Shou (l'air) et Tefnout (l'humidité), qui à leur tour engendrèrent le dieu de la terre, Geb, et la déesse du ciel, Nout. Râ aurait ensuite créé l'espèce humaine à partir de ses propres larmes. Râ a souvent été associé à d'autres divinités, comme à Amon (Amon-Râ) ou Atoum (Atoum-Râ), ou dans des expressions comme "Râ en Osiris, Osiris en Râ".
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